Syrie : La France persiste dans le mensonge.

Pendant que les Syriens fêtent la victoire d’Alep, le pouvoir français évoque une crise humanitaire. Pendant que la population d’Alep se réjouit d’être débarrassée de ses bourreaux. La France pleure leur sort.

Quant à l’ONU, il signale des atrocités commises à l’égard des civils par l’armée syrienne, mais toujours sans aucune preuve convaincante. Certains médias occidentaux, notamment français, se contentent d’exhiber sur leurs écrans des personnes interviewées par Skype. Mais nous ne savons pas exactement qui sont ces personnes, ni le lieu de leur résidence. De ce fait, leur affirmation, qu’elles vont être exécutées par l’armée syrienne d’une minute à une autre, reste invérifiable.

Pourquoi l’ONU ainsi que les médias occidentaux refusent d’écouter les civils sortant des quartiers est d’Alep ? Ce se sont eux, tout de même, qui détiennent la vérité. Pourquoi les médias français utilisent des séquences vidéo filmées par l’armée syrienne et ne reflétant aucun massacre pour ainsi proférer leurs mensonges ?
Évoquer sans cesse des massacres et des atrocités inexistantes envers les civils d’Alep par l’armée arabe syrienne, c’est prendre des millions de personnes dont des Syriens pour des imbéciles, les accusant indirectement d’être collaborateurs d’un crime de grande envergure, perpétré soi-disant par le pouvoir syrien, mais concrètement il n’existe pas.

Comment se fait-il qu’une armée assassine depuis six ans son peuple sans aucun retournement de situation ? Pourquoi les occidentaux font une fixation sur Alep, occultant volontairement les réconciliations nationales qui ont lieu entre les syriens, sous l’égide de l’Etat syrien et son armée ?

Le fond du problème est que le peuple français est pris dans l’étau d’une propagande infernale qui ira jusqu’au bout de sa logique, puisque les instigateurs ne sont pas capables ni de se remettre en question, ni de faire marche arrière, ni d’avouer qu’ils se sont trompés ou ont menti.

Cependant, bon nombre de médias français ne cessent d’évoquer les conditions de vie déplorables à Alep est, le manque d’électricité, d’eau, de nourriture, de soin, ce qui est général à toute la Syrie qui subit depuis six ans une affreuse guerre mondiale accompagnée par des dures sanctions économiques. En revanche, ce qui est frappant est l’existence de connexion internet permettant à ces activistes d’affirmer sur les télévisions françaises que l’armée syrienne est en train d’exécuter les civils. Quelle chimère !

D’autres médias français ont l’indécence de lancer via internet des sondages demandant aux français s’ils souhaitent encore voir le président Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie. Hormis l’absence de légitimité d’une telle manœuvre, c’est l’esprit colonialiste qui se réveille de nouveau chez quelques personnes en France.

Pendant que la propagande mensongère se déchaine, le Pape François envoie son ambassadeur en Syrie rencontré le président Assad, lui transmettant un message de soutien. Le pape a aussi vendu son âme au diable ?

Toutefois, nombreux sont les français, journalistes, politiques et citoyens qui affirment que la victoire d’Alep est celle du président Poutine. Pour d’autres, cette victoire est celle de l’Iran et du Hezbollah, mais aucun ne mentionne que la victoire est celle de l’Etat syrien et son armée. Cela pour éviter d’attribuer une réussite ou un point positif à l’Etat syrien dans ce conflit.

La perversion a atteint en France des niveaux d’une dangerosité très élevée, qui se perçoit dans l’expression de certains journalistes ou chercheurs évoquant les rebelles de Daech. Toutefois, ont-ils oublié que Daech est classée par la communauté internationale
comme organisation terroriste et bras armés d’Al Qaeda en Syrie ? La contradiction de leurs propos réside dans leurs affirmations que la France mène des frappes contre Daech en Syrie. Si nous les écoutons parler, Daech en Syrie ne sont que des rebelles, mais lorsqu’ils frappent en France ils deviennent des terroristes. Comment l’esprit français peut-il acquiescer cela ?

Les mêmes persistent dans leur calomnie, affirmant que la rébellion est mal armée face à l’Etat syrien. Ce fut la raison de sa perte à Alep.

Comment expliquer qu’une rébellion mal armée peut abattre des avions, peut bombarder les quartiers d’Alep ouest par des missiles Grad et autres armes lourdes. Il est convenable de regarder honnêtement ce que trouve actuellement l’armée syrienne dans les sous-sols des immeubles d’Alep en matière d’armements (de toutes sortes et de tous les calibres) étrangers.

Ce déchainement médiatique mensonger prouve la crainte d’une éventuelle prise de conscience du peuple français et sa découverte de la vérité. Cela montre également que les européens, notamment les français n’ont plus l’initiative politique et ne décident plus de rien au moins au Moyen-Orient.

Quant à la subite apparition du maire d’Alep est, il convient de préciser que depuis toujours il n’existe qu’un seul maire à Alep résidant dans les quartiers ouest sous contrôle de l’Etat. Cette farce est née après que la France ait demandé que l’est d’Alep devienne une zone indépendante du reste de la Syrie. La France veut-elle divisée la Syrie ?

Le soi-disant maire d’Alep dont nous n’avions jamais parlé auparavant demande de laisser les civils sortir de ses quartiers, il ne précise pas pour quelle destination. Il ne dit pas que les civils sortent déjà des quartiers est vers l’ouest, même avant ses apparitions. Mais, pourquoi les civils de l’est d’Alep ne partent pas avec les honnêtes rebelles modérés dans la région d’Idlib ?

Quant à la tour Eiffel, qui a été éteinte un soir en solidarité avec les civils d’Alep massacrés par l’armée syrienne et ses alliés, cela n’est pas d’une grande importance. Le risque majeur est que l’esprit obscurantiste ne retombe pas sur la France à cause de la politique de ses dirigeants en Syrie et au Moyen-Orient.

A l’heure Alep est libérée, songeons à l’étape suivante…

Antoine Charpentier

Syrie : Les Droits de l’Homme à la carte

Les Nations Unies ainsi qu’un bon nombre de dirigeants occidentaux relayés par des médias de grande audience ont martelé à toutes les heures de la journée qu’une crise humanitaire est en train de se produire dans les quartiers est d’Alep lorsque l’armée syrienne était en phase de remporter une grande victoire stratégique.

Ce n’est pas un tort de s’inquiéter du sort des civils dans les quartiers est d’Alep. Cependant, ce qui est également inquiétant est le sort des populations civiles sur tout le territoire syrien à cause de la guerre. La manipulation des Droits de l’Homme selon les intérêts de certains gouvernements souhaitant protéger leurs mercenaires, et autres sous-traitants sur place est aussi préoccupante.

Quelques humanistes français et européens suivent aveuglement certains médias de masse qui ne font que les dépouiller de tout esprit critique ainsi et du bon sens. Toutefois, ces mêmes médias à qui les humanistes européens donnent du crédit leurs occultent l’essentiel de ce qu’il se passe en Syrie. La propagande médiatique au nom de la protection des civils, au nom des Droits de l’Homme ne souffle pas un mot sur la détresse que vivent depuis deux ans les habitants de Foua et Kefraya, deux localités syriennes dans la région d’Idlib.

Les défenseurs des Droits de l’Homme se sont insurgés pour sauver les civils de l’est d’Alep. Mais au moment où la propagande était à son apogée, il ne restait qu’une poignée de combattants syriens et étrangers venant en Syrie avec leurs familles pour rétablir le nouveau Califat. Ces derniers ont été évacués par l’armée syrienne.

En revanche, les civils d’Alep ouest, de Foua et Kefraya et du reste de la Syrie ne méritent pas aux yeux des adeptes des Droits de l’Homme français et européens de se pencher sur leur cas. Ont-ils moins de dignité que ceux d’Alep est qui sont sortis massivement vers les régions contrôlées par l’Etat syrien fêtant la victoire de l’armée syrienne ? Une certaine malhonnêteté médiatique s’est installée depuis le début de la crise syrienne mettant l’éclairage sur des situations humaines qui dans le fond ne servent que les intérêts stratégiques des impérialo-sionistes.  Certainement le sort des civils des quartiers est d’Alep était à déplorer, notamment lorsque les combattants les ont pris comme bouclier humain, allant jusqu’à exécuter toutes personnes essayant de fuir[1].

Foua et Kefraya deux localités peuplées de syriens chiites se situent dans la région d’Idlib. Pour Ghanya Dergham journaliste syrienne : « Les deux villages sont encerclés depuis le 29 mars 2015, par des groupes terroristes appartenant à l’organisation Jaych Al-Cham pratiquants envers les habitants toutes les exactions, les privant de leurs droits les plus élémentaires, coupant l’eau, l’électricité et interdisant l’entrée des secours et le ravitaillement en médicaments, bombardant quotidiennement les deux villages par plusieurs sortes d’obus artisanaux et de missiles de toutes sortes. »[2] Il convient de préciser que les châteaux d’eaux sont également bombardés et des enfants meurent de faim et de soif.

Il existe à Foua et Kefraya environ 50 000 civils soumis aux pires des blocus. Lorsque les populations sont ravitaillées en avion par l’armée syrienne, les combattants tirent sur les parachutes pour détruire leurs contenus. Ces derniers ont également mis hors d’utilisation les champs agricoles par un bombardement massif de toutes sortes de mortiers, sans oublier ainsi les snipers embusqués afin d’empêcher les agriculteurs d’exploiter leurs champs.

A Foua et Kefraya des blessés attendent la mort par manque de soins. L’hôpital central a été détruit sur la tête de ses pensionnaires. Néanmoins, rares sont les journalistes français et européens qui parlent de ce problème, tandis que les hôpitaux d’Alep transformés en stock d’armes suscitaient toutes les indignations lorsqu’ils ont été bombardés.

Majed Hatmi journaliste syrien précise : « Les terroristes ont bombardé les habitations civiles, les écoles, les mosquées, les hôpitaux, les champs cultivables, avec des mortiers et des obus de toutes sortes, les mettant hors d’état de fonctionner. Tandis que les snipers tirent sur les bétails afin d’empêcher les habitants de les exploiter. »[3]

Les Droits de l’Homme sont-ils sélectifs ? S’appliquent à la carte et selon les intérêts stratégiques de certains pays ? Ont-ils perdu leur universalité ?

Du moment que les Droits de l’Homme sont applicables pour un groupe d’humain et non pas pour un autre, cela signifie que quelques humanitaires dévoués manipulent ce concept avec les opinions publiques. Quant à certains champions de la liberté absolue, dont la liberté religieuse fait partie, ils savent pertinemment que le seul crime des habitants de Foua et Kefraya est leur appartenance à l’Islam chiite .

Les témoignages donnés lors de l’émission intitulée La Terre diffusée sur la chaîne Al-Mayadeen[4]  montrent que ce sont les habitants de Foua et Kefraya qui défendent les territoires contre les assaillants et lorsque les combattants laissent des convois humanitaires entrer dans les deux villages après avoir obtenu des contreparties de l’Etat syrien, ils confisquent les contenus essentiels au bon fonctionnement des médicaments, des vaccins ou des poches de sang destinées aux blessés, ce qui en rend l’usage impossible. Néanmoins, ces convois humanitaires sont acheminés sous la surveillance des Nations Unies.

Enfin, pourquoi les amoureux des Droits de l’Homme ne s’intéressent-ils pas aux supplices qu’endurent les civils de Foua et de Kefraya, et tout le peuple syrien privé des moindres droits lui permettant de vivre décemment et dignement ?

Antoine Charpentier

 

[1] Les charniers que l’armée syrienne retrouve actuellement dans les quartiers libérés d’Alep.

[2] Ghanya DERGHAM, « Fouwa et Kefraya, deux localités syriennes qui résistent au terrorisme mondial. », Al-Hadass Yom, 8-12-2016, http://www.alhadathtoday.com/index.php?page=News&id=10644 ( En arabe)

[3] Majed Hatmi, « Kefraya Al Foua et l’Occident affligé à Alep », www.alam.ir ( En arabe)

[4] Al-Mayadeen, De la Terre, Foua et Kefraya, 11-06-2015, 01-09-2016, émission en arabe en ligne sur youtube.

Syrie : Une propagande médiatique mensongère

Depuis six ans, les médias de masse au service d’un impérialisme outrancier soumettent les opinions publiques occidentales à une propagande médiatique prenant la forme d’une dictature intellectuelle. L’histoire regorge d’exemples de personnes qui, malgré la dictature physique, tentaient de défendre avec acharnement leur liberté de penser. De nos jours, les masses, notamment occidentales, sont soumises physiquement et intellectuellement au nom de la Liberté, des Droits de l’Homme et de la Démocratie. Actuellement le corps, l’âme et l’esprit occidentaux sont piégés par des dirigeants ne voyant dans leurs peuples que des serviteurs de leurs intérêts les plus particuliers.
Croyez-vous que la propagande menée aujourd’hui par une partie des médias occidentaux contre la Russie et la Syrie ainsi que la guerre menée dans ce pays servent les peuples occidentaux, mobilisés psychologiquement et émotionnellement par une terreur répandue par tous les moyens de communications ? Quels sont les intérêts des peuples occidentaux dans tout cela ?
La propagande que subissent actuellement les opinions publiques occidentales est équivalente à celle qui a précédé l’attaque de l’Irak en 2003. Le scénario est toujours le même. Lorsque les impérialistes ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs, ils enclenchent une énorme campagne médiatique afin de justifier la démolition d’un pays, sans manquer par la suite de s’excuser de s’être trompés, comme ce fut le cas en Irak, qui depuis n’arrive plus à se reconstruire.
Le scénario de la campagne médiatique mensongère et outrancière de 2003 en Irak se reproduit aujourd’hui en Syrie. Il convient de préciser que dans Alep, il n’y a pas que les quartiers Est où se trouvent 250 000 personnes dont environ quatre mille terroristes. Les civils d’Alep Est font tout leur possible pour rejoindre les quartiers d’Alep Ouest et nul mouvement de civils n’a été détecté dans le sens inverse. La question doit être posée : pourquoi les civils s’efforcent-ils de sortir de la zone des rebelles modérés pour aller dans les zones d’un président, d’un système politique défini depuis six ans par la propagande médiatique comme une dictature sanguinaire ? Vraiment ces Syriens ont des excès de masochisme incompréhensible.
C’est cette image depuis six ans d’un président qui a été élu démocratiquement par suffrage universel que véhiculent les médias de masse occidentaux. Cependant, la Syrie n’est pas uniquement un homme, mais aussi des institutions, une armée, un peuple, un modèle de vivre ensemble, une forme de laïcité et d’autonomie.
La propagande occidentale oublie volontairement d’informer que les snipers des rebelles modérés tirent sans scrupules sur les civils qui tentent de sortir d’Alep Est, alors que l’armée syrienne avance vers eux. La propagande mensongère peut-elle nous éclairer sur qui prend réellement les civils comme bouclier humain ?
Toutefois, la propagande médiatique ignore volontairement le sort de presque un million et demi de Syriens à Alep Ouest, qui subissent quotidiennement les bombardements des soi-disant rebelles modérés. Ces bombardements causent tous les jours la mort de femmes et des enfants que les adeptes et les manipulateurs du concept des Droits de l’Homme refusent de voir et d’en parler. Uniquement car cela ne sert pas leurs intérêts stratégiques. Ceci est un bon exemple qui révèle comment la propagande médiatique assassine les Syriens soit en les ignorant de manière volontaire, les abandonnant à la merci des terroristes, soit en exploitant leurs morts pour émouvoir les opinions publiques et justifier une guerre qui ne sert qu’à remplir les poches de certains.
Les peuples occidentaux n’ont que les retombées négatives dues aux guerres que leurs dirigeants mènent dans le Monde. Quant au concept des Droits de l’Homme, il est devenu, dans la pensée impérialiste, une manipulation politique au service de la pensée unique et de la soumission d’autrui. Les illusionnistes des Droits de l’Homme ne s’émeuvent pas face aux morts d’Alep Ouest tués par les terroristes. Pour eux, les habitants d’Alep Ouest sont moins humains que les autres puisqu’ils vivent dans les régions de l’Etat syrien. Voilà comment les amoureux de la Démocratie trient les gens.
Enfin, que penserait l’Occident si les rebelles modérés l’attaquaient de la même façon que la Syrie ? Dans ce cas, ils deviendraient subitement des terroristes et les opinions publiques, telles des girouettes, changeraient leur mode de réflexions. Quelle aberration ! Ils se disent tous manipulés par les médias, mais ils les croient lorsque l’émotionnel est mobilisé. L’Occident se sert de ces mercenaires pour dominer le monde extérieur à ses frontières tandis qu’avec la propagande médiatique mensongère, il s’emploie à dominer celles et ceux qui sont à l’intérieur de ses frontières.
Toutefois, une partie de l’establishment occidental a prouvé en Syrie qu’elle ne supporte pas le langage de la Démocratie, de la Liberté qu’elle ne cesse de prêcher, ni les solutions politiques. Certains dirigeants occidentaux ne connaissent que l’expression de la guerre. Mais actuellement ce sont les derniers mots que l’impérialisme est en train de prononcer dans ce jargon.

Antoine Charpentier

Syrie : Entre échec de la trêve et début de la fin ?

Sept jours étaient nécessaires pour que l’accord russo-américain soit effectif en Syrie. Après plusieurs violations de la trêve par les groupes armés à Alep, ce sont les Etats-Unis qui ont volontairement bombardé l’armée syrienne à Deir El-Zor permettant à Daech d’avancer sur ce terrain. Une erreur, prétendent les Américains. Quel naïf peut croire une chose pareille ?

Qui peut croire qu’une des plus puissantes aviations au monde, une des mieux équipées se trompe de cible en bombardant avec quatre avions de chasse et pendant une heure les positions de l’armée arabe syrienne au lieu de celle de Daech ? Si bombarder les positions de Daech était la volonté des Américains, pourquoi ces derniers n’ont-ils pas attendu tout simplement le septième jour ? C’est-à-dire le lendemain de cette agression cruelle contre l’armée syrienne ? Pour la porte-parole de la présidence syrienne Bouthaina Chaaban : « Si c’était vrai que les Américains ont fait une erreur, ils ne sont pas pour autant retournés pour bombarder les mêmes positions lorsque Daech les a reprises à l’armée syrienne. »1

Il convient de préciser qu’au moment même où l’aviation américaine bombardait les positions de l’armée syrienne à Deir El-Zor au profit de Daech, Israël bombardait le sud de la Syrie au profit d’Al-Nosra et la Turquie opérait au nord syrien au profit de l’armée syrienne libre. Trois acteurs pour le même projet en Syrie. La création de plusieurs zones isolées amputant la Syrie de ses territoires.

Les Etats-Unis s’opposent encore et toujours aux révélations du contenu de leur accord avec la Russie. De telles divulgations nuisent gravement à la réputation des Etats-Unis notamment auprès de ses alliés au Moyen-Orient, montrant leur double jeu.  Les Américains et leurs alliés ont tenté, par l’opération contre l’armée syrienne, de rebattre les cartes au profit des terroristes, mettant fin à la trêve. Toutefois, les Américains préfèrent perdre la guerre en Syrie en essayant de la prolonger le plus possible à travers leurs mercenaires, plutôt que de la perdre en appliquant l’accord conclu avec les Russes, ce qui signifie pour eux un abaissement pur et simple face à la Russie.

De ce fait, nous comprenons à travers les agissements des Américains que la guerre en Syrie n’est pas encore terminée. L’irresponsabilité et les manœuvres des Américains vis-à-vis des Syriens et des Russes ainsi que de leurs alliés risquent de transformer la guerre syrienne en conflit régional, voire mondial.

L’idée d’une erreur est toujours répandue par la diplomatie américaine à chaque fois qu’il faut justifier une bavure. Ce fut à titre d’exemple le cas en Irak en 2003.

Les Américains ont offert l’opportunité aux Syriens et aux Russes d’en finir avec la situation à Alep remportant enfin la victoire. Ce qui mettra en grande difficulté les Etats-Unis et leurs alliés, qui risqueront de quitter pour de bon, le champ de bataille en vaincus.

Enfin, les temps semblent durs pour l’axe que représentent les Etats-Unis en Syrie. Alep va probablement être reprise, les réconciliations dans différentes localités syriennes fonctionnent correctement et les combattants quittent les lieux sans conditions en direction d’Idlib. Israël ne peut pas aller plus loin dans le sud de la Syrie puisqu’elle risque de se frotter à un adversaire de taille, le Hezbollah. Quant aux Turcs, ils reviendront à la raison scellant de nouveau une alliance d’intérêt avec Damas pour faire face aux Kurdes et aux Américains.

Que nous le voulions ou non, l’armée arabe syrienne était la seule à respecter la trêve. La Russie est la seule à chercher depuis six ans une solution politique à la guerre syrienne, respectant la souveraineté de la Syrie ainsi que la volonté de son peuple. Il est certain que la Russie a des intérêts en Syrie et au Moyen-Orient. Croire le contraire relève d’une naïveté injustifiable. Néanmoins, les intérêts russes n’empiètent pas, au moins en apparence, sur l’indépendance d’une nation, sur la souveraineté d’un territoire, sur la volonté d’un peuple, bafouant tous les droits légaux pour importer une démocratie à coup d’obus, à l’instar de ceux qui importent une interprétation religieuse par l’épée. La seule différence est uniquement l’arme utilisée.

Par leur soi-disant erreur, les Etats-Unis ont en quelque sorte libéré l’armée syrienne et ses alliés d’un certain nombre d’obligations, au profit d’une victoire à venir à Alep. Cela va permettre l’accélération des opérations au détriment d’une solution politique que les Etats-Unis seront tôt ou tard contraints d’accepter, de signer et de mettre en application.

Antoine Charpentier | 29 septembre 2016

DE L’HYPOCRISIE AU FAIT ACCOMPLI, LA TURQUIE.

Depuis son élection en 2002 Racep Tayeb Erdogan suscite la polémique notamment avec sa pensée islamiste. Depuis 2011, la politique turque d’Erdogan est passée d’un extrême à un autre. De la politique de zéro problème avec les pays voisins à l’implication directe dans le conflit syrien et le soutien direct aux islamistes radicaux qui sévissent depuis cinq ans en Syrie. Avec sa stratégie de réconciliation avec la Russie et Israël, son changement de cap en Syrie, sa manifestation d’intérêt aux palestiniens de Gaza, Erdogan cherche tout simplement à se repositionner sur la scène régionale et mondiale qui commence sérieusement à lui échapper.

Les résultats des dernières élections législatives turques de 2015, où il était inimaginable de voir les kurdes en force au parlement constituaient le départ des revers concernant le président Erdogan. La défaite électorale de 2015 a obligé le président turc et son équipe à réfléchir sérieusement à d’autres stratégies politiques dont nous commençons à voir en partie le résultat. Les estimations révèlent que le président Erdogan a perdu environ trois millions d’électeurs, notamment dans les zones les plus proches de la Syrie.

Si Erdogan change de politique en s’excusant de la Russie pour l’avion abattu, c’est qu’à l’instar des américains avec l’Iran, il n’a plus beaucoup le choix. Le rapprochement du président turc avec la Russie est dû en quelque sorte au changement de cap des Etats-Unis au Moyen-Orient qui se traduit par un quasi retrait des affaires, laissant ses petits soldats régler leurs comptes par eux mêmes. La Turquie membre du NATO a compris que ce dernier ne prendrait pas parti pour elle contre la Russie. Ce qui a suscité en quelque sorte ce rapprochement. Dans la configuration actuelle au Moyen-Orient, Erdogan a bien compris qu’il vaut mieux être ami avec les russes qu’être sur la liste de leurs ennemis.

Les négociations américano-russes donnent l’impression que les Etats-Unis laissent le champ libre aux russes en Syrie. Erdogan a une lecture précise de la politique régionale, comprenant qu’Alep va tomber, menant une victoire à la Syrie, il s’est dépêché de se réconcilier avec les russes pour peser encore dans le conflit, ralentissant par cette alliance une victoire probable. À travers ce rapprochement le président turc exerce toujours son pouvoir de nuisance en Syrie. Quant aux russes, ils sont quelque part contraints d’admettre les excuses d’Erdogan, puisqu’il ne faut pas oublier la question de l’acheminement de leur gaz en Europe, qui est censé passer par la Turquie. Enfin, la Turquie renoue avec la Russie qui négocie actuellement avec les Etats-Unis sur un certains nombres de sujets au Moyen-Orient. Erdogan est conscient que les américains sont capables de lâcher la Turquie et certains nombres de leurs alliés en cas de compromis avec la Russie. N’est ce pas le cas actuellement ? Surtout avec l’avancée de l’armée syrienne et ses alliés sur Alep ?

Le spectacle de réconciliation que s’est donné la Turquie avec Israël a plusieurs objectifs, tel l’espoir d’Erdogan que le lobby sioniste arrive à amadouer l’occident, afin que la Turquie soit dans les compromis avenirs, après que l’Europe lui a fermé ses portes. Le problème de la Turquie est qu’elle n’a plu d’amis au Moyen-Orient, même certains pays sont devenus ses vrais ennemis.

Quant aux kurdes, ils inquiètent sérieusement l’arrogant exécutif turc, surtout depuis leur percée aux dernières législatives et la rupture de la trêve. Le problème kurde est épineux pour Erdogan, puisque ces derniers reçoivent le soutient de la Russie et pour certains d’entre eux celui des Etats-Unis. Ce qui peut aussi expliquer en partie les excuses d’Erdogan envers Poutine et le rapprochement Turquie/ Russie.

L’actuel premier ministre turc évoque la nécessité de stopper la guerre en Syrie, sans insister sur le départ de Bachar-Al-Assad, sachant qu’il y a quelque temps, Erdogan voulait prier à la mosquée des Omeyades à Damas. La Turquie s’enlise dans le conflit syrien qui n’en finit pas, subissant sérieusement ses effets négatifs. En tout cas le rôle politique d’Erdogan commence à prendre fin en Syrie, le coup de grâce sera la victoire de l’armée syrienne et ses alliés à Alep. Il convient de préciser que dans la pensée politique turque, Alep était la porte par laquelle le régime syrien actuel sera renversé.

Enfin, par sa réconciliation avec Israël Erdogan croit s’imposer comme le sauveur de la Palestine, mais son accord avec Israël n’évoque en aucun cas la levée du blocus de Gaza. La question de Gaza a été marginale. En plus de cela, certains partis palestiniens prônent auprès de la population que la Turquie va sauver la Palestine. Ces partis palestiniens font propager cette idée au sein de la société palestinienne, pour des intérêts souvent personnels et irraisonnables, liant leur destin à celui de la Turquie après de trahir la Syrie qui les a soutenues des décennies durant dans leur lutte contre l’occupation.

Quant aux aides de la Turquie à la population de Gaza sont bonnes mais pas suffisantes. La volonté est-elle sincère d’aider les gazaouis où c’est encore une opportunité qui va permettre à Erdogan de tailler une réputation au Moyen-Orient ? Comment s’allier avec Israël sur tous les plans et se placer sauveur des gazaouis sous blocus depuis 10 ans ? Ils sont nombreux les dirigeants politiques qui ont exploité la question palestinienne pour leurs intérêts ou pour soigner leur image. La réconciliation entre la Turquie et Israël ouvre officiellement à cette dernière le marché turc de 80 millions de personnes. Ce qui permettra aussi à Israël de pouvoir exporter son gaz en Europe via la Turquie.

Il ne faut pas occulter de nos esprits que les aides humanitaires turques à destination des gazaouis passeront par le port d’Eshdod, ce qui signifie que le transit va être contrôlé par Israël ainsi que les livraisons. L’acheminement de l’aide turque via Gaza demeure à la merci des autorités israéliennes. Qui sait peut être elle confisquera les aides pour cause du terrorisme. La réconciliation entre la Turquie et Israël va être placé dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, mais en réalité cette lutte n’est que contre l’Iran qui ne cesse de monter en puissance. Ce n’est pas pour autant que la politique turque du président Erdogan demeure moins ambiguë et hypocrite. Certes il se rapproche de la Russie, mais laisse les terroristes transiter par son territoire pour aller se battre en Syrie. Il se réconcilie avec Israël, menant un projet d’aide aux palestiniens de Gaza, mais l’incompatibilité de la chose rends le projet suspect. Erdogan se repent-il ou c’est uniquement de la stratégie politique à un moment décisif de l’avenir du Moyen-Orient ?

Noura

DIAGNOSTIQUE D’UN ROYAUME EN LUTTE.

Depuis le printemps arabe, plusieurs systèmes politiques au Moyen-Orient se sont écroulés. Certains se maintiennent difficilement et parfois au coût d’une guerre, comme c’est le cas en Syrie ou le conflit armé s’éternise. De nos jours, nombreux sont les pays arabes en sérieuses difficultés, se posant la question de leur pérennité dans le temps. Dans cette perspective l’Arabie saoudite engagée sur plusieurs fronts pour sa survie ne déroge pas à la règle.

Il convient de rappeler que la famille royale saoudienne vit actuellement une période difficile de son histoire. Les causes principales de ses difficultés sont la lutte acharnée entre les différentes branches princières sur fond de guerre au Yémen et en Syrie. Notamment la lutte entre Ben Naïf ministre de l’intérieur et Ben Salman ministre de la défense. Hormis la lutte entre les branches princières saoudiennes, le royaume doit faire face au développement des organisations tels Al Qaeda ou encore Daesch sur son sol. Sans oublier la révolte des chiites notamment dans la région d’Al Hasa très riche en pétrole. La mobilisation des chiites saoudiens à l’ouest du royaume a valu l’exécution au cheikh Nemer Al Nemer pour ses idées séparatistes et ses réclamations d’un Etat chiite, ce qui amputerait l’Arabie Saoudite d’une région riche en ressource. Ce malaise profond d’une partie de la population est accentué par une crise morale, politique et sociale, due à plusieurs facteurs à la fois, tels que l’égalité entre les citoyens du même pays, les droits des femmes et le taux élevé de chômage parmi les jeunes saoudiens.

La politique de l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient est fondée en premier lieu sur une lutte fratricide contre l’Iran. Les saoudiens accusent l’Iran d’avoir une politique expansionniste. Cette idée constitue une menace pour les saoudiens brisants leur hégémonie sur la région. Les craintes saoudiennes se sont multipliées suite à l’accord nucléaire entre américains et iraniens.

C’est dans cette perspective que nous comprenons pourquoi l’Arabie Saoudite essaye de ramener le Yémen par la force sous sa coupe. L’Iran soutient les Houthis au Yémen dans leur guerre contre l’Arabie Saoudite. Un Yémen sous influence iranienne préoccupe sérieusement les saoudiens voyant dans cela un début d’encerclement de la part des iraniens. Il convient aussi de signaler l’intérêt des saoudiens à la région de Hadramout au Yémen. Cette région constitue 36% du territoire yéménite, avec 80% de ressources pétrolières. Les saoudiens ont commencé à s’intéresser sérieusement à la région d’Hadramout suite aux accords passés entre le sultanat d’Oman et l’Iran. La région de Hardamout permet à l’Arabie Saoudite d’avoir une ouverture vers le golfe d’Aden puis vers l’Océan indien sans passer par le golfe d’Hormuz.. Il est important de rappeler les câbles diplomatiques divulgués par weakileaks en 2008 sur la volonté de l’Arabie Saoudite d’avoir des oléoducs afin d’acheminer le pétrole du golfe Persique jusqu’au golfe d’Aden.. Ces raisons à elles seules n’expliquent pas le conflit yéménite, mais permettent de donner un éclairage sous un autre angle.

Quant à la Syrie, l’Arabie Saoudite est aussi en confrontation avec l’Iran allié du pouvoir syrien et cela depuis des décennies. Mais il ne faut pas ôter de nos esprits le projet du gazoduc qui devait passer par la Syrie venant de Qatar, Arabie Saoudite, Jordanie pour acheminer cette énergie en Europe. C’est dans ce fait, et devant le refus du président Bachar Al-Assad de signer ce projet optant pour un autre gazoduc que réside une grande partie du conflit syrien. Celles et ceux qui cernent la complexité des projets de gazoducs au Moyen-Orient comprendront mieux comment la guerre en Syrie est plus une guerre énergétique qu’autre chose. Mais aussi l’alliance ambigüe entre Israël et l’Arabie Saoudite explique en partie pourquoi cette dernière veut un changement de régime en Syrie. Une chute probable du régime de Damas permettrait à l’Arabie Saoudite et à Israël de gouverner le Moyen-Orient, piétinant la cause palestinienne et avec elle le Hezbollah, ennemi premier d’Israël et menace élémentaire pour le royaume saoudien de part son appartenance chiite ainsi que son alliance avec l’Iran.

Le Liban paraît pour les saoudiens comme un pays sous domination du Hezbollah que l’Arabie Saoudite s’emploie à combattre par tous les moyens, pour les raisons que nous avons cités. Plusieurs indices révèlent la dégradation des relations libano-saoudiennes. Le premier est la suspension le 19 février 2016 d’un important programme d’armement de 3 milliards de dollars acheté par l’Arabie Saoudite à la France à destination de l’armée libanaise. Cette aide militaire à l’armée libanaise aurait pu contrebalancer la force armée du Hezbollah. La question qui se pose est pourquoi ce programme s’est arrêté ? La décision saoudienne a encore laissé la voie libre au Hezbollah au Liban, surtout face à une armée libanaise faible matériellement pour lutter contre la menace terroriste. En punissant le Liban l’Arabie Saoudite jette les libanais dans les bras de l’Iran, seul acteur semblant capable de défendre le pays des Cèdres contre la vague terroriste au Moyen-Orient.

Enfin, les relations entre l’Arabie Saoudite et l’Iran ont commencé sérieusement à se détériorer lors de la prise de pouvoir des chiites en Irak suite à l’arrestation et l’exécution de Saddam Hussein, ce qui a donné l’opportunité à l’Iran de jouer un rôle important dans ce pays, constituant pour elle une porte vers le Moyen-Orient arabe au nom de la solidarité confessionnelle avec les chiites d’Irak. Les relations irako-saoudiennes ont eu un semblant d’apaisement suite au départ du premier ministre Nuri Al-Maliki et la visite à Riyad en 2014 du nouveau président irakien Fouad Massoum.

Il existe un point élémentaire qui doit être pris en compte dans la politique actuelle de l’Arabie Saoudite, qui est ses relations avec les pays du Golfe. La rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar est à son apogée. Les rapports entre saoudiens et qataris sont concurrentielles et du fait conflictuelles. La rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar s’est accentuée lors du printemps arabe, où le Qatar est sorti entièrement de l’égide de l’Arabie Saoudite se rapprochant des frères musulmans ennemis du royaume saoudiens, s’ingérant dans les affaires syriennes, abandonnant son rôle de médiateur au Moyen-Orient pour devenir un acteur à part entière. Aujourd’hui le seul point qui rassemble saoudiens et qataris est la lutte contre les chiites.

Le diagnostique de la politique saoudienne au Moyen-Orient révèle deux tendances, celle de l’Arabie Saoudite qui souhaite maintenir son hégémonie sur le Moyen-Orient et l’Iran qui s’étend au nom de l’aide aux opprimés. La lutte entre l’Arabie Saoudite et l’Iran n’est que sur le leadership au Moyen-Orient. De cette hégémonie dépend sa survie et pérennité dans le temps.

Noura

DES IMPOSTEURS A LA SOLDE DE L’OCCIDENT IMPERIALISTE

Ce n’est pas que dans les religions monothéistes qu’existe des imposteurs. Un imposteur existe aussi dans le bouddhisme, son seul mérite s’il en a un est que l’occident impérialiste l’a reconnu comme représentant du bouddhisme en général, cette alternative spirituelle qui se veut de paix, d’apaisement, de joie éternel. Le bouddhisme fait surtout effet de mode en occident face à un passé mouvementé des religions monothéistes notamment de l’église catholique. Je me suis toujours méfié des personnalités propulsées sur le devant de la scène mondiale par l’Occident, surtout lorsqu’ils reçoivent le Noble de Paix, je crois que je n’ai pas eu tort pour certains cas.

L’occident impérialiste reconnaît le Dalaï-Lama comme représentant des bouddhistes au même titre qu’il reconnaît l’Arabie Saoudite comme représentante de tous les musulmans, négligeant les autres traditions qui sont aussi importantes que le wahabisme pratiqué en Arabie Saoudite. L’occident a choisis le plus frileux des bouddhistes, celui qui accepte de servir ses intérêts, sans conditions et sans réflexions. Heureux d’être propulsé sur le devant de la scène et dans tous les médias, au détriment de la cause bouddhiste et tibétaine, le Dalaï-Lama multiplie ses excès de zèle dans des questions qui ne le concernent pas. Il Vaudrait mieux qu’il médite en nous entraînant dans cette pratique plutôt que de réagir sur l’actualité de façon à exacerber encore plus l’émotion de l’opinion. Le Dalaï-Lama joue t-il le jeux des médias de masse ?

Ce n’est pas un hasard si l’occident a misé sur le Dalaï-Lama et pas sur un autre, sachant que le bouddhisme contient une quarantaine de traditions et de pratiques. Suffit-il d’être ultra médiatique pour être représentant de tous les bouddhistes sur terre ? Que fait le Dalaï-Lama pour le Tibet annexé par la Chine avant de donner son avis sur des questions européennes, avec des propos aussi ambiguës que ses relations amicales ?

Que signifie pour le Dalaï-Lama que l’Allemagne ne peut pas devenir un pays arabe ? Lorsqu’il parle des arabes, parle-t’il en terme de culture ou en terme d’arabe signifie musulman ? Comment peut-on interpréter les paroles de cet homme de paix et de tolérance? Quant aux propos de Dalaï-Lama sur le fait qu’il y a trop de réfugiés en Europe, il faut peut être lui expliquer quelques nuances qui lui échappe ou qu’il ignore volontairement. Pourquoi le Dalaï-Lama ne demande pas à ses amis allemands des explications sur ce qui justifie l’arrivée de tous ces réfugiés dans un seul pays européens, l’Allemagne.

de ne plus armer et équiper les terroristes en Syrie et en Iraq, s’il est vraiment inquiet pour l’Europe. Son inquiétude pour l’Europe dépasse son inquiétude pour le Tibet dont le Dalaï-Lama a vendu la cause depuis des décennies. Il faut expliquer au Dalaï-Lama qu’il n’y a pas trop de réfugiés en Europe, si nous regardons les pays voisins de la Syrie dont le Liban, un pays de 10 000 m2 et de quatre millions d’habitants qui accueille sur son sol 2 millions de réfugiés.

Il vaut mieux que le Dalaï-Lama s’occupe de l’apaisement de l’humanité et de prêcher la paix, de trouver des solutions à l’humanité plutôt que de s’occuper des questions politiques. Le Dalaï-Lama profite de la notoriété que l’impérialisme occidental lui a conféré uniquement pour l’exploiter en vue de ses intérêts, mettant de l’huile sur le feu. C’est décevant puisque j’affectionne énormément le bouddhisme, mais des fois les représentants d’une alternative nous poussent à prendre des distances avec les choses. En revanche lorsqu’il évoque l’immigration en Europe, compte-il aussi les tibétains qui fuient le Tibet ? Pays qui n’est pas non plus en guerre. Mais le Dalaï-Lama peut être fier puisqu’en tant que Nobel de la Paix il jouit de soutiens sans faille, dont celui de Georges Bush responsable de la mort de plus d’un millions d’être humains en Irak et de l’extrême droite française qui n’entend pas les paroles de paix et de justice du pape François mais celles du Dalaï-Lama. Pouvons nous nous demander si l’extrême droite française est devenue bouddhiste après avoir été farouchement catholique?

QUELQUES RÉFÉRENCES :