Dans quel bazar international Rajab Tayyeb Erdogan premier ministre turc a t-il mis son pays? Il a accepté de protéger, d’armer et de faire transiter les terroristes pour combattre dans un pays voisin, avec lequel il y a beaucoup de points communs et des intérêts. Mais pourquoi Erdogan s’est-il mouillé à ce point? Que pense le peuple turc? Erdogan peut-il renverser Assad comme il l’a déjà prétendu?

Erdogan a repris la navette via Téhéran, premier allié du régime de Bachar-Al Assad, après s’ etre opposé violement au réveil chiite et de ses alliés dans la région. Mais les américains l’ont déjà repris avant lui. Une des premières raisons à cela est qu’Erdogan comme les américains s’inquiète de la montée du terrorisme dans la région . Mais comment expliquer ce changement d’attitude? Erdogan a du mal à persister dans la tromperie de son opinion public. Certes au départ du conflit syrien, qui est arrivé après celui de la Tunisie et de l’Egypte, c’était la confusion, mais les peuples ne sont pas dupes, tous à l’exemple du peuple turc ont construit leur propre opinion face au conflit syrien.

Erdogan a changé d’attitude, puisqu’il ne faut pas oublier que ses mentors les américains ont avant lui changé de cap face à la ténacité de l’armée syrienne, qui ne ressemble en aucun cas à celle de la Tunisie et encore moins à celle de l’Egypte demeurent neanmoins toutes de grandes armées. Globalement les américains ont compris que la défaite en Syrie peut être similaire à celle de l’Iraq, que le rapport de force avec la Russie et l’Iran est insupportable et n’entre pas dans leurs intérêts dans la région. Certains européens ont aussi compris la même chose, hormis le pouvoir français qui persiste dans son entêtement. Les européens essayent aussi d’éviter que les terroristes qui combattent en ce moment en Syrie se retrouvent chez eux. Tout cela explique pourquoi Erdogan ainsi que d’autres dirigeants ont changé leurs fusils d’épaule, et  ils ont commencé à nuancer leurs propos et reprendre contact avec les alliés de la Syrie, malgré que les menaces planent encore sur tout le monde, dont celle d’une éventuelle attaque sur l’Iran qui peut embraser le monde, le conduisant à une troisième guerre mondiale.

Enfin, Erdogan qui est peu populaire en ce moment dans son pays risque de partir avant Assad, pour qui tous les indicateurs montrent pour l’instant qu’il gagnera les élections présidentielles en 2014 en Syrie, chose probablement peu sûre concernant le premier ministre turc. C’est un épisode à suivre, laissons le temps donner raison aux uns ou aux autres.

Noura

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