Depuis un certain temps, nous avons compris que la Turquie s’est engagée dans une voie contraire à sa place au Moyen-Orient. Le pouvoir turc, au moins l’exécutif actuel, a choisi nettement de soutenir l’action des occidentaux, même d’œuvrer pour le projet diabolique que les sionistes ont élaboré pour le Moyen-Orient, et dont des pays comme la Syrie empêchent sa mise en place. La Turquie comme Israël soustraites t-elle des opérations décidées par les pouvoirs obscurantistes ? La Turquie abrite des combattants, des extrémistes, des salafistes, ceux qui veulent que la Syrie devienne un nouvel Iraq, ceux qui veulent émietter la région, ceux qui œuvrent pour le diable, car à ce stade il n y a pas d’autre qualification.

Certainement, la Turquie a des intérêts importants, mais est-elle sûre que cela ne va pas se retourner négativement contre elle par la suite ? La Turquie a comme vocation de jouer un grand rôle face à ce projet diabolique du nouveau Moyen-Orient. Mais quel est l’intérêt exact de la Turquie ? Voir déjà comment les européens traitent la question turque, nous croyons qu’il vaut mieux que la Turquie s’ancre dans son paysage régional. Osons-nous penser que la Turquie, cette démocratie moderne soutient l’action des extrémistes ? D’ailleurs les extrémistes ont-ils compris que les grandes puissances se servent d’eux, comme un mouchoir jetable ?

Que veut la Turquie, asseoir sa puissance dans la région ? Personne ne nie que la Turquie est une grande puissance régionale. La Turquie est elle entré dans le conflit sunnite, chiite au Moyen-Orient ? La Turquie moderne se radicalise-t-elle aussi, prenant partie pour les sunnites extrémistes ? Mais pourquoi ?

Maintenant que Bachar Al Assad commence à remporter la partie en Syrie, le déchaînement de la violence est de plus en plus croissant et visible. Maintenant que les factions armées du diable n’ont pu vaincre celui qui s’oppose à l’éclatement de la région, ce sont les Etats voisins qui se mettent à la provocation, dans le but de trouver le prétexte qui permet de frapper militairement la Syrie. La Turquie joue un jeu dangereux identique à celui que joue Israël dans les coulisses et nous nous ne sommes pas sûr que ces deux nations seront épargnés si la région s’embrase.

Le Président turc a peut être raison de s’insurger vis-à-vis de l’avion de chasse turc abattu dans le ciel syrien. Il nie catégoriquement que l’avion était dans l’espace syrien. Si nous admettons cette version des faits, nous nous demandons aussi quel est l’intérêt des syriens en ce moment difficile de provoquer une telle chose, si l’avion n’était vraiment dans les frontières aériennes syriennes sans être déclarer, et si cela ne les a pas menacés. Comme s’il ne leur suffit pas ce qui se passe sur terre.

Pour un tel accident Erdogan a convoqué l’Otan, a demandé des sanctions envers la Syrie et a essayé peut être de pousser vers des frappes militaires sur la Syrie. Mais rappelons nous pour l’histoire qu’est ce qui a fait Erdogan lorsque les soldats de l’entité sioniste ont assassiné délibérément des humanitaires turcs qui essayaient pacifiquement de forcer l’embargo imposé sur Gaza depuis plusieurs années maintenant, en partant sur le bateau nommé la Liberté ? Il s’est insurgé, c’est tout. Il a demandé des excuses publiques qui n’ont jamais eu lieu, c’est tout. Mais il n’a pas convoqué une réunion de l’Otan ect ect et la mémoire des humanitaires turcs est oubliée au profit des intérêts. Le pouvoir exécutif turc fait fausse route, notre espoir est toujours que la Turquie revienne sur ses pas, car sa présence dans la région est primordiale, car le Moyen-Orient sans la Turquie ne peut pas avancer. La Turquie telle qu’elle est aujourd’hui peut quelque part empêcher le Moyen-Orient d’avancer sur le chemin de la paix.

Noura

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