Le monde arabe dans sa totalité est en mouvement. Après l’épisode de la Tunisie, voilà celui de l’Égypte, sans  oublier ce qui se passe en Jordanie, en Palestine, en Algérie et au Yémen. Le point commun de tous ces peuples est la grogne sociale, contre des régimes ultras autoritaires, contre des systèmes politiques corrompus, offensant et affamant le peuple,  lui ôtant sa liberté,  réduisant sa dignité. À force d’offenser le peuple, de lui prendre sans rien lui donner, il a fini par s’insurger et le gouverneur renversé.

Ce que les imbéciles dictateurs et les monarchistes prétentieux n’ont pas compris, c’est qu’un système politique ne peut pas être fondé complètement sur l’offense du peuple. La devise des gouverneurs doit être « par le peuple, avec le peuple et dans le peuple se fonde la légitimité de notre action politique ». Toute autre devise finie tôt ou tard par être contester violemment, comme c’est le cas dans les pays arabes cités. Cela donnera des révolutions, des insurrections, de la désobéissance civile.

Ces révolutions en elles-mêmes sont bonnes, mais qui prendra la relève des régimes déchus, qui est derrière tous ces soulèvements? Enfin, pour savoir ce qu’une révolution va donner, il faut voir qui est derrière le mouvement, qui alimente les foules et qui anime le débat. La révolution c’est bien, mais pour faire quoi après?

En tout cas, le peuple est en train de dire son mot, et que celui qui a des oreilles entende, ce que le peuple veut dire, sinon il va être brûlé deux fois, une fois par la colère du peuple et une autre fois par le châtiment dernier

Noura

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